MURONGO KANYANDE Aimé: BILAN EPIDEMIOLOGIQUE DES MALADIES DIARRHEIQUES D’ORIGINE HYDRO-FECALE DANS LA ZONE DE SANTE RURALE DE WALIKALE, pp. 349-362.

BILAN  EPIDEMIOLOGIQUE DES MALADIES DIARRHEIQUES D’ORIGINE HYDRO-FECALE DANS LA ZONE DE SANTE RURALE DE WALIKALE/ 23MURONGO KANYANDE Aimé

 

 

MURONGO KANYANDE  Aimé1

 

(1) Assistant à l’Institut Supérieur  des Techniques Médicales « ISTM/Walikale », Tél. :+243822808073 ;+243977826791

RESUME

Cette étude porte sur le Bilan épidémiologique des maladies diarrhéique d’origine hydro fécale ; cas des personnes souffrant de diarrhée dans zone de santé rurale de Walikale. A travers cette étude, nous nous sommes assigné deux objectifs spécifiques à savoir : identifier les maladies diarrhéiques les plus fréquentes dans cette zone de santé et déterminer la catégorie des personnes les plus touchées par ces maladies. La population cible de notre étude est constituée de l’ensemble des patients ayant souffert de la diarrhée sanglante et cholériforme fréquentant l’HGR/Walikale. La technique utilisée dans notre recherche est celle d’analyse documentaire, cette technique nous a permis d’exploiter les différents rapports épidémiologiques pour la période concernée par notre étude.

Au terme de cette étude, nous avons abouti aux résultats ci-après :

  • L’incidence annuelle de la diarrhée non sanglante reste plus élevée durant la période avec 134 cas soit 1,31‰ en 2013, 84 cas soit 0,87‰ pour la diarrhée sanglante et 7 cas soit 0,08‰ pour la diarrhée cholériforme.
  • En 2014 la tendance est restée la même avec 63 cas soit 0,75‰ pour la diarrhée non sanglante, 57 cas soit 0,67‰ pour la diarrhée cholériforme.
  • Ce même constant a été fait pour 2015, avec 74 cas soit 0,81‰ pour la diarrhée non sanglante, 33 cas soit 0,07‰pour la diarrhée cholériforme.
  • La proportion de la diarrhée non sanglante a été plus élevée en 2015 avec 64,6‰ de cas suivie de l’année 2013 avec 56,7‰ et enfin vient l’année 2014 avec 50,3‰.
  • La proportion de diarrhée sanglante a été plus élevée en 2014 avec 38,7‰ de cas suivie de l’année 2013 avec 38,1‰ de cas et enfin vient l’année 2015 avec 26,5%o de cas.
  • La proportion de la diarrhée cholériforme a été plus élevée en 2014 avec 10,9% de cas elle est suivie par l’année 2015 avec 8,8‰ de cas, tandis que l’année 2013 vient en dernière position avec 5,07‰ de cas.
  • En 2013, le taux brut de mortalité a été plus élevé chez les sujets ayant souffert de la diarrhée sanglante (0,02‰) et la diarrhée cholériforme (0,02‰)
  • En 2014, la tendance est restée la même avec 0,04‰ respectivement pour la diarrhée sanglante et cholériforme.
  • En 2015, c’est la diarrhée cholériforme qui a battu le record avec 0,02%o
  • En 2013, la diarrhée sanglante a causé 3 décès dont 2 soit 0,10‰ chez les sujets âgés de moins de 5ans
  • En 2014, la diarrhée sanglante a causé plus de décès soit 5 au total dont 3 décès soit 0,14‰ chez les sujets ayant un âge égal ou supérieur à 5 ans. Par contre, la diarrhée non sanglante a causé moins de décès avec 2 décès au total dont 1 soit 0,04‰ respectivement chez les sujets âgés de moins de 5 ans et 0,01%  chez les sujets âgés de 5 ans ou plus.
  • La létalité de la période de notre étude est restée plus élevé chez les sujets ayant souffert de la diarrhée cholériforme avec respectivement 25‰ en 2013, 27,7‰ en 2014 et 23,7‰ en 2015. Par contre, elle est restée moins élevées chez les sujets ayant souffert de la diarrhée non sanglante notamment 0,74‰ en 2013, 2,4‰ en 2014 et 2,1‰ en 2015.

Mots-clés : Bilan épidémiologique, Maladie diarrhéique, Walikale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *